Minimalisme, 3 choses à savoir pour bien démarrer (+ fiche pratique)

Le tri, l’allumage de la fusée “minimalisme”, c’est tout un sujet.

On peut parler des méthodes de rangement, des astuces pour trier facilement, des questions techniques sur les objets à valeur émotionnelle, etc.

Mais tout d’abord, il faut commencer par le début : s’y mettre.

Comment on passe à l’action ? Parce qu’on est beaucoup à souhaiter posséder moins, en finir avec les armoires pleines à craquer et les garages qui débordent.

Mais clairement, vous l’avez surement compris par vous-même, le vouloir, ça ne fait pas trier.

Donc avant les méthodes de rangement, il faut parler de la mise en route.

Et c’est tout le cœur de ce petit guide : vous aider à démarrer, à passer à l’action et à déjouer le freeze.

En somme, vous aider à savoir quoi faire.

Par quoi commencer, comment reconnaitre ce qui est vraiment important pour se délester plus facilement de l’inutile, comment éviter les pièges (et il y en a ; plus d’un minimaliste en herbe s’est retrouvé à racheter ce dont il s’était débarrassé quelques semaines plus tôt !).

Et pour ça, on va se pencher sur trois fondamentaux qui vont comme façonner votre “mindset minimaliste”, et on va ensuite partir concrètement faire du tri avec une fiche pratique qui va vous conduire un peu partout dans la maison.

Une petite ressource à télécharger, que vous pourrez garder sur votre téléphone et qui vous guidera dans toutes les pièces de votre maison, coin après coin, pour trier et ranger progressivement jour après jour.

Un chouette programme qu’on va démarrer sans plus tarder avec notre premier pilier.

Minimalisme

1) Avancer doucement

Se presser, c’est prendre le risque de jeter sur le moment des objets avec une certaine attache émotionnelle, avec un potentiel “regret” très élevé qui nous éloigne du but.

On vise le tri du non-essentiel, pas un nombre précis d’objets.

L’idée fondamentale, ce n’est pas d’obtenir un effet vide dans toutes les pièces et les placards mais d’arriver à se recentrer autour de choses qui nous servent vraiment.

Ensuite, se presser, c’est aussi risquer de se débarrasser d’objets qu’on devra racheter par la suite.

Comme on le voit dans notre article “4 questions à se poser face à un objet”, certains objets nous servent, mais à une fréquence un peu moins élevée que notre mug préféré par exemple.

En plein été, on pourrait se dire “bon, mon bonnet, clairement, je ne l’utilise pas, hop, à la borne à vêtements !”.

Et bien évidemment, derrière, aux premières fraicheurs de l’automne, on se retrouverait clairement dans le manque.

L’exemple est grossier, mais il illustre un choix que nous pouvons tous être amenés à faire, même en étant pleinement conscients de ce phénomène. On n’en est jamais à l’abri.

Notre seul rempart face à ça, c’est le tri en douceur, sans se presser, en se laissant quelque jours quand on a un doute.

Tri

2) Questionner l'usage... et l'attachement !

Gardez ce que vous aimez.

On reprend la base : le minimalisme, ce n’est pas un nombre, c’est simplement garder ce qui nous apporte un plus. Ou comme le dit très bien Marie Kondo : ce qui vous apporte de la joie.

Ça peut être un plus dans l’utilité, dans la fonction que l’objet remplit et ce que ça apporte à notre quotidien (par exemple : notre germoir nous permet de consommer des graines germées tous les jours, ma tondeuse me permet d’être indépendant dans l’entretien de ma barbe, notre webcam nous permet d’avoir une très bonne qualité d’image pour nos cours en ligne).

Et ça peut être un plus plus subtil, avec le plaisir qu’on retire d’avoir un objet bien précis (par exemple : une petite collection de livres qu’on aime retrouver et feuilleter à nouveau, parfois même relire et prêter, un cadre avec une photo souvenir qui nous est chère, un objet qui nous rappelle quelqu’un qu’on aime, etc.)

Ces objets, clairement, il faut les garder. Ils nous apportent un plus donc ils ne sont pas superflus.

Et très souvent, avant qu’on en vienne à s’en séparer pour restreindre son nombre de possessions, il y a encore plein d’autres choses non-essentielles à virer.

Ne questionnez jamais que l’usage. Se débarrasser de ses écouteurs pour s’apercevoir deux semaines plus tard qu’en fait on en a besoin, c’est une chose. Ça se rachète et le faux-pas se rattrape très facilement. Se débarrasser d’un vieux souvenir pour se rendre compte après-coup qu’on y tenait beaucoup, c’est une autre histoire…

Minimalisme

3) Intégrez le tri à votre routine de tous les jours

Avec les deux premier points, on a vu comment démarrer notre tri, on a vu comment le mener (pas trop vite) et quelles erreurs il ne fallait pas commettre (ne pas jeter ce qui nous sert et ce à quoi on tient).

Ensuite, de vous-même, très naturellement, vous allez :

1. Faire attention à ce qui rentre dans votre champ de possessions

Vous allez questionner les nouveaux objets et parvenir plus ou moins rapidement à détecter 1) les objets qui finiront par vous encombrer, et 2) ceux qui semblent utiles de prime abord mais qui en réalité ne le seront pas tant que ça, etc.

Et pour vous aider à consolider votre “filtre à minimalisme”, vous pouvez vous reporter à notre article “tuto” qui vous aide justement à le créer et le perfectionner.

2. Questionner ce qui ne bouge pas

Notre vie est un changement lent et constant. Comme une plaque tectonique.

Donc forcément, vous aller posséder des choses qui vont vous servir sur une période, et qui finiront par rejoindre le clan des possessions superflues.

Et pour les détecter, ce questionnement de l’immobile est hyper efficace ! On vous montre notre technique de l’étagère vide pour trier vos vêtements dans cet article (elle a fait beaucoup d’adeptes !)

Et après ça...

On crée une routine ! On réécrit notre mode par défaut.

Ce grand tri, ce n’est pas un évènement unique, un week-end ou une semaine de rangement intensif et qui n’a lieu qu’une fois tous les 80 ans comme une comète qui tournerait autour de la Terre !

Quand on s’y met, il faut poser les bases, ça c’est certain.

Ça crée ce fameux week-end ou cette semaine bien intense.

Mais ensuite, il faut garder cet élan et passer sur un mode “routine”.

C’est un tri continu, un questionnement de l’utile et de l’inutile qui perdure. Comme un nouveau mode par défaut

Et ainsi, on évite d’y repasser une semaine entière à nouveau.

On peut par exemple poser un petit état des lieux sur un jour précis de la semaine (si c’est fait chaque semaine, ce n’est l’histoire que de 5 minutes voire 10 maximum).

Pour ça, c’est vraiment à vous de trouver votre propre façon de procéder, celle qui convient à votre caractère et votre rapport aux routines.

Une fiche pour vous guider pièce par pièce, coin par coin.

Il n’y a rien de plus paralysant que de se lancer sur un tri et un rangement de la maison.

On peut se transformer en glaçon : on ne sait pas par où commencer, on fige comme un cube de glace.

Ou on peut se transformer en papillon : on commence quelque part et on enchaine ailleurs sans avoir terminé.

Bref, il y a 1000 façons de buguer et de s’y perdre.

Donc pour remédier à ça, on vous a préparé une fiche à télécharger qui va vous guider partout dans la maison pour créer un tri et un rangement cran par cran.

On a vu Sadia Badiei de Pick Up Limes proposer un challenge minimalisme sur ce principe et on a eu envie de s’en inspirer pour vous proposer quelque chose de francophone d’abord, et ensuite d’un peu plus condensé pour rester hyper pragmatique.

Avec notre fiche, vous allez ainsi pouvoir séquencer votre mission tri pour ne pas tout faire d’un coup (parce que c’est la plupart du temps humainement impossible, et parce que ça peut clairement vous décourager).

Et vous allez pouvoir profiter d’une sorte de vue d’ensemble sur la “mission minimalisme” dans laquelle vous vous lancez, pour suivre votre évolution, prendre conscience plus facilement de votre façon de posséder des objets, etc.