Écrire pour réduire la charge mentale

L’écriture a le vent en poupe ! Depuis quelques années, le “journaling” apparait comme un incontournable de toute routine digne de ce nom !

Mais se lancer dans l’écriture n’est pas toujours simple. En ce qui me concerne, j’ai le souvenir des nombreux carnets à peine entamés qui n’ont jamais survécu plus de quelques jours… Si on ne trouve pas de réel intérêt à cette pratique, il y a fort à parier que cette habitude ne tiendra pas très longtemps !

Et pourtant, écrire est un outil extra pour soulager la charge mentale. Et nul besoin d’avoir l’âme ni la plume d’un écrivain pour profiter de ses bienfaits !

Planning

1. Écrire pour alléger son mental

Notre mental, c’est un peu comme la RAM d’un ordinateur : il a une capacité limitée et pour bien fonctionner, il a besoin d’espace. Et plus nous accumulons de charge mentale, plus nous saturons notre mémoire vive qui perd alors considérablement en efficacité. Cette charge mentale va de la liste de courses à la gestion du planning des enfants, de la préparation d’un dossier pour le boulot à la prochaine tournée de lessive !

En fait, toutes les tâches que nous avons à gérer sont susceptibles de s’entasser dans notre mental. Et la solution pour éviter que ça mouline, c’est de vider le cache !

Pour ça, écrire est une super option : que ce soit sur papier sous forme de liste ou de mind-map, ou via une application comme Trello ou Notion, il y en a pour tous les goûts.

Concentration

Cela permet de transférer toutes ces données sur un autre support et de libérer de l’espace, comme on le ferait en sauvegardant nos documents sur un disque dur externe.

Alors, quand vous sentez que les tâches, les idées et les pensées commencent à s’accumuler dans votre mental, c’est le moment de dégainer votre carnet ou votre smartphone pour noter tout ce qui vous encombre l’esprit.

Et pour reprendre l’image du disque dur externe, le plus simple c’est de tout stocker au même endroit et d’organiser soigneusement ses notes pour éviter d’avoir à courir après des post-it disséminés un peu partout dans la maison ou au bureau !

Pour celles et ceux qui souhaitent s’organiser sur papier, Rémi a écrit un article très complet sur le Bullet Journal où vous trouverez toutes les astuces pour créer le vôtre simplement en fonction de vos besoins.

essentiels

2. Écrire pour gérer ses émotions

L’écriture est un outil super efficace pour apprendre à gérer ses émotions. C’est d’ailleurs pour cela que je me suis remise à écrire il y a quelques mois, et cela fait désormais partie intégrante de ma routine du soir.

Alors que je traversais une grosse tempête émotionnelle avec la sensation d’être totalement submergée, Rémi m’a conseillé de mettre sur papier tout ce que j’avais sur le cœur. J’ai rechigné quelques jours, puis je me suis lancée ; je n’avais rien à perdre à essayer…

Au début, je ne savais pas trop par où commencer, et je me concentrais avant-tout sur la forme, comme s’il fallait que j’écrive un roman ! Les premières lignes étaient laborieuses, avec le poids de la réflexion : choisir les mots justes, construire de jolies phrases, soigner le récit. En fait, c’était juste l’effet de la résistance.

Malgré les difficultés rencontrées au début, je me suis rendue compte presque immédiatement de l’impact de l’écriture sur mon humeur. Mettre des mots sur ce que l’on ressent, c’est prendre automatiquement du recul sur ses émotions et ça permet de s’en libérer.

Et une fois qu’elles sont “sorties” de nous, il est bien plus facile de les observer avec plus de clarté et de comprendre d’où elles viennent. C’est aussi un moyen de mettre le doigt sur des “patterns”, des comportements que l’on reproduit spontanément sans même s’en rendre compte et qui ont souvent la même origine.

Ecrire

Parfois, écrire peut même nous apporter de véritables “épiphanies”, ces sursauts de conscience qui débloquent une nouvelle étape de notre éveil personnel.

Au début, j’écrivais uniquement quand ça n’allait pas, pour “gérer la crise”. Et puis, petit à petit je me suis mise à le faire tous les soirs, pour souligner également toutes les choses chouettes sur lesquelles on oublie souvent de mettre le focus et qui restent dans notre angle mort. C’est l’occasion de leur donner un peu plus de poids, et de les utiliser pour nourrir notre enthousiasme et notre motivation.

J’ai terminé il y a quelques jours mon premier carnet, et je n’ai pas hésité à en racheter un dans la foulée pour poursuivre cette habitude qui m’apporte beaucoup. Et même après une journée bien remplie, quand il est tard et que j’ai un peu la flemme, je n’ai pas besoin de beaucoup d’arguments pour me convaincre d’écrire ne serait-ce que quelques lignes ; j’ai pu observer qu’au bout de quelques jours sans écrire mes émotions devenaient à nouveau hors de contrôle.

Depuis, j’applique la règle du “never miss twice” : je m’autorise exceptionnellement à sauter un jour mais jamais 2 d’affilée.

Gwen.